Archive pour la catégorie 'Ecoconstruction'

Comment financer vos projets ?

Lundi 9 juin 2008

Sur son site internet l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la MaĂ®trise de l’Energie) propose “Eco-prĂŞts” : Eco-prĂŞts est un outil qui vous permet de comparer les prĂŞts dĂ©diĂ©s aux Ă©conomies d’énergie proposĂ©s par les diffĂ©rentes banques françaises. 

L’environnement, ou comment avoir développé un nouveau marché pour les économistes de demain :

Mercredi 16 avril 2008

       Il existe actuellement un fort engouement (qui n’est malheureusement pas un courant global de pensée volontariste) pour les économies d’énergie et la réduction de nos dépenses énergétiques. Au premier plan bien sur,  nous trouvons les carburants pour nos automobiles et le chauffage de nos habitations.

      Ces dernières attirent particulièrement l’attention des industriels du secteur de la construction, car ceux-ci ont bien senti que le battage médiatique fait autour de la pseudo campagne de Nicolas Hulot il y a maintenant un an, et ses répercussions six mois plus tard, sous le nom de « Grenelle de l’environnement », a provoqué chez les Français une soudaine frénésie envers les maisons dites à basse consommation, voire passives.

      Et oui, presque vingt ans après nos voisins allemands, nous voulons tous que notre maison soit la moins énergivore possible. Comme cela, nous avons le sentiment de faire un geste fort pour la préservation de la planète, et nous nous dédouanons d’habiter un pavillon (passif bien sur) situé à 40 km de notre lieu de travail, d’avoir à faire presque 100 km chaque jour pour aller travailler et bruler plus qu’il n’en faut d’essence dans notre voiture climatisée. 

      J’adopte ce ton volontairement provocateur car nous n’entendons parler ici et là que d’économie d’énergie et de baisse de notre consommation, donc d’avantage d’argent dans le portefeuille à la fin de l’année.

      Où est passé le souci de préservation de la planète, la sauvegarde de la biodiversité et l’écologie de manière générale ? Ils ont disparu sous l’épais manteau de l’économie et du profit, tout simplement. 

      Car dans l’enveloppe de notre fameuse maison passive, on va incorporer 30 cm d’isolant certes, mais en laine de verre. On rénovera son habitation en faisant poser une isolation par l’extérieur d’accord, mais en polystyrène expansé. Quid des matériaux sains et naturels, provenant de ressources renouvelables ?

      Là encore, l’économie prend le dessus sur l’écologie. Trop cher me direz vous, et vous aurez raison.

      Qui serait prêt, à part quelques « soixante-huitards attardés » comme on aime à les appeler, pour un budget équivalent, à sacrifier quelques mètres carrés de surface habitable, au profit de matériaux durables ?  

      C’est pour cela qu’à l’heure actuelle, nombreux sont les constructeurs et les maîtres d’œuvre (dont Confort bois), à privilégier la technique du mur en madrier, à la fois composant structurel et « isolant ». Cela évite ainsi au maximum ( car il faut bien isoler la toiture) le recours à des matériaux au bilan environnemental désastreux. 

      Pourtant, des études menées au niveau Européen, tendent à montrer qu’un bâtiment correctement conçu d’un point de vue bioclimatique, dans les zones géographiques présentes au sud d’une ligne La Rochelle-Lyon pour la France, n’auraient besoin que de peu d’isolant supplémentaire, pour obtenir une consommation en chauffage inférieure à 15 kWh/m2.an !!! Ces résultats peuvent surprendre au premier abord, mais il à été prouvé que des modèles de bâtiment, dont l’orientation est soigneusement choisie, où les fenêtres sont judicieusement positionnées, et où les matériaux sont aussi fonctionnels thermiquement, grâce à leur inertie, que structurels ou purement décoratifs, arrivent à ce type de performances élevées. 

      Bien entendu, une étude menée par des professionnels qualifiés et possédant les outils de calcul adéquats est indispensable. Bien entendu que cette étude préliminaire aura un coût, mais il est tellement peu élevé par rapport aux frais nécessaires pour acquérir des menuiseries triple vitrage, une VMC double flux avec récupérateur de chaleur, une pompe à chaleur géothermique, que vous aurez tout loisir de choisir ultérieurement des matériaux qui auront un impact quasi nul sur l’environnement.  

      Comme quoi, la conception par une approche globale est la clé de la réussite de votre future maison « bio-basse consommation », et cela beaucoup plus que la technique ou l’utilisation de la technologie moderne via des systèmes onéreux. 

      Et surtout messieurs les industriels de la construction, investissez et faites en sorte de baisser vos coûts de revient sur les produits sains, ils n’en seront que plus prédominants dans les catalogues des prescripteurs…

Le Pôle Energétique à votre service

Mardi 25 mars 2008

Besoin d’une Ă©tude thermique RT2005 ? Vous souhaitez optimisez la conception de votre batiment pour qu’il soit le plus Ă©conome possible en Ă©nergie ? Besoin de conseils en choix de matĂ©riaux et/ou de systèmes Ă©nergĂ©tiques ? Vous vous demander comment allier Ă©conomies d’Ă©nergie et confort d’Ă©té  ? Vous visez un label Haute Performance ?…

Le PĂ´le EnergĂ©tique de Confort Bois vous fait une proposition d’Ă©tude sur mesure pour rĂ©pondre au mieux Ă  vos besoins selon les spĂ©cificitĂ©s de votre projet : de l’Ă©tude rĂ©glementaire Ă  l’optimisation environnementale.

Contact : ingenierie@confortbois.com

kWh/m².an … Comment s’y retrouver ?!

Vendredi 29 février 2008

Depuis notamment le rĂ©cent Grenelle de l’environnement ou le moins rĂ©cent DPE on nous rabache les oreilles avec des kWh/m²/an… Mais de quoi parle-t-on rĂ©ellement ??? Tentons ensemble d’Ă©claircir ce point…

  • BESOINS et CONSOMMATION

Pour satisfaire des consignes de tempĂ©ratures donnĂ©es, chaque bâtiment a des BESOINS EN CHAUFFAGE prĂ©cis. Ils dĂ©pendent notamment du climat, de l’orientation du bâtiment, des scĂ©narii d’usages (occupation, occultations, …).
Les BESOINS dĂ©pendent donc de l’enveloppe du bâtiment : c’est la quantitĂ© de chaleur (kWh) Ă  fournir au bâtiment pour que les tempĂ©ratures attendues soient satisfaites.

La CONSOMMATION est la quantitĂ© d’Ă©nergie (kWh) utilisĂ©e pour satisfaire les besoins. Elle dĂ©pend du rendement du système utilisĂ©.
On ne peut pas dire “cette maison consomme xxx”, mais “cette maison Ă©quipĂ©e de ce système consomme xxx”.

Analogie : pour parcourir 100 km… la consommation d’Ă©nergie dĂ©pend du mode de transport choisi, ainsi que de son rendement..

  • Dans kWh/m²/an… il y a kWh

Quand on parle d’Ă©nergie il est extrĂŞmement important de prĂ©ciser de quelle Ă©nergie on parle…

L’Ă©nergie PRIMAIRE souvent exprimĂ©e en kWh EP ou KWH ep prĂ©cise qu’il s’agit de la première forme d’Ă©nergie directement disponible dans la nature. Par ex. : le bois, le pĂ©trole, le rayonnement solaire, le gaz naturel, …
L’Ă©nergie PRIMAIRE n’est pas toujours directement utilisable et doit donc faire l’objet de transformations.

L’Ă©nergie FINALE est l’Ă©nergie dĂ©livrĂ©e au consommateurs. Par ex. : l’Ă©lectricitĂ©, le fioul, …
Pour obtenir l’Ă©nergie FINALE, l’Ă©nergie PRIMAIRE a due ĂŞtre extraite, transportĂ©e, et transformĂ©e.

Enfin, lorsqu’on parle d’Ă©nergie UTILE, on dĂ©signe la dernière conversion : chaleur dissipĂ©e dans la maison, lumière, eau chaude…

A retenir :
- 1 kWh d’Ă©nergie finale sous forme Ă©lectrique, correspond Ă  2,58 kWh d’Ă©nergie primaire.
- Pour les autres formes d’Ă©nergie finale (fioul, gaz, bois), 1 kWh d’Ă©nergie finale, correspond Ă  1 kWh d’Ă©nergie primaire.

L’Ă©nergie Ă©lectrique est donc pondĂ©rĂ©e d’un coefficient 2,58 lorsqu’on s’exprime en Ă©nergie PRIMAIRE.

  • Dans kWh/m²/an… il y a m²

SHOB (Surface Hors d’OEuvre Brut) : Totalité de la surface de plancher de chaque niveau de la construction au nu extérieur des murs.

SHON (Surface Hors d’OEuvre Nette) : Surface nette d’un bâtiment, obtenue après certaines déductions de la SHOB.

Surface habitable (DĂ©finie par le code de la construction, art. R. 111-2) : Surface de plancher construite, après dĂ©duction des surfaces occupĂ©es par les murs, cloisons, marches et cages d’escaliers, gaines, embrasures de portes et de fenĂŞtres.

  • Quels kWh, pour quels m² ?

Tous les labels français actuels (RT2005, HPE, THPE, THPE EnR, BBC-Effinergie s’expriment en kWh d’Ă©nergie primaire/m² SHON/an.

Le DPE s’exprime lui, en kWh d’Ă©nergie primaire/m² habitable/an.

Prenons un exemple : Un batiment dont les BESOINS en chauffage sont de 45 kWh/m² SHON/an

… consomme 48 kWh/m² SHON/an avec des panneaux rayonnants Ă©lectrique,
soient 124 kWh EP/m² SHON/an.

… consomme 60 kWh/m² SHON/an avec une chaudière gaz Ă  condensation,
soient 60 kWh EP/m² SHON/an.

… consomme 21 kWh/m² SHON/an avec une pompe Ă  chaleur gĂ©othermique,
soient 54 kWh EP/m² SHON/an.

Lorsqu’on vous parle de consommation d’Ă©nergie, posez-vous plusieurs questions : de quelle Ă©nergie me parle-t-on ? Pour quelle surface ? Et j’ajouterai mĂŞme… qu’est-ce-qu’elle inclut (chauffage seul ? Chauffage + ECS + Ventilation ?, …) ?

Ma maison bioclimatique recycle son énergie!

Vendredi 9 novembre 2007

Si vous lisez ce blog, c’est probablement que vous ĂŞtes un animal Ă  sang chaud. En tant que tel, vous ĂŞtes douĂ©s d’homĂ©ostasie thermique, c’est-Ă -dire que vous possĂ©dez l’enviable capacitĂ© de maintenir votre tempĂ©rature corporelle Ă  un niveau relativement constant, indĂ©pendamment de la tempĂ©rature de l’environnement extĂ©rieur.

Saviez-vous que certaines maisons peuvent en faire autant?

Pourtant, contrairement aux mammifères que nous sommes, les maisons ne commencent pas leur journée par un petit déjeuner calorifère, alors comment font-elles?

Ces maisons intelligentes – il y en a de plus en plus! – utilisent des techniques naturelles, basées sur l’accumulation de fraîcheur en été et le stockage de chaleur en hiver. Les variations sur cette base permettent de distinguer grosso modo 6 types de constructions.

1. La maison climatique profite exclusivement de l’influence du climat. Elle se protège «passivement» de ses inconvĂ©nients et valorise ses bĂ©nĂ©fices. La dĂ©finition primaire de la maison climatique ne tient compte ni des matĂ©riaux, ni de l’environnement.

2. La maison bioclimatique est une maison climatique qui va plus loin, en exploitant l’environnement minĂ©ral et vĂ©gĂ©tal pour assurer sa rĂ©gulation thermique. Sous nos climats tempĂ©rĂ©s, cela s’illustre par l’utilisation d’arbres Ă  feuilles caduques comme masques estivaux, le recours aux plantes grimpantes pour Ă©viter l’exposition directe au soleil d’étĂ©, l’exploitation du sol comme masse de stockage thermique, ou encore un chauffage complĂ©mentaire au bois. Soyons francs, la maison bioclimatique est notre coup de cĹ“ur, ne serait-ce que parce qu’elle transforme l’activitĂ© humaine elle-mĂŞme en source d’économie Ă©nergĂ©tique! Brillant, non?

maison bioclimatique
3. La maison passive n’a rien d’une paresseuse: sa conception est principalement adaptée aux climats du nord de l’Europe, là où compter sur la chaleur du soleil serait dangereusement optimiste… Cette maison mise donc sur l’isolation extrême plutôt que sur l’échange thermique.

4. Le concept de la maison solaire nous ramène aux annĂ©es soixante-dix et au bon vieux flower power. Alors qu’on ne parlait pas encore de bioclimatique, la maison solaire chantait Let the sunshine in et utilisait le soleil direct comme apport d’Ă©nergie. Nous avons appris Ă  diversifier nos appuis et Ă  corriger les dĂ©fauts du tout-solaire: surchauffe estivale, dĂ©pendance technologique, mĂ©connaissance de l’inertie thermique et de l’isolation, etc.
5. La maison positive est un autre cas intĂ©ressant. C’est son bilan Ă©nergĂ©tique qui lui vaut l’appellation positive, c’est-Ă -dire qu’elle produit plus d’Ă©nergie qu’elle n’en consomme. Il n’y a pas de miracle: cette masure surdouĂ©e est une vĂ©ritable centrale! Qu’elle doive sa productivitĂ© Ă  d’immenses capteurs photovoltaĂŻques (hello la maison solaire!) ou Ă  une chaufferie au bois surdimensionnĂ©e, elle ne fonctionne qu’au prix d’un solide investissement initial.

6. La maison saine (ou maison «bio») se concentre sur la santé de ses occupants. Pour ce faire, elle ne contient que des ingrédients aussi naturels que les gâteaux de grand-maman, et les agrémente de paramètres plus ou moins ésotériques: tracés régulateurs, feng shui, protection électromagnétique, géomagnétisme ou brûloirs d’encens. On l’aura compris, la notion d’efficacité énergétique n’est pas prédominante ici.

On voit que le concept de maison écologique est assez large, ses contours pouvant être définis par ces six catégories. On peut toutefois distinguer l’aspect de thermorégulation (économique en énergie) des matériaux écologiques, ces derniers n’étant pas nécessairement écoénergétiques.

Si les principes de la construction bioclimatique sont recommandés en 2007, il faut se souvenir que ces principes remontent à l’Antiquité et n’ont fait que se bonifier au gré des innovations techniques!

Retenons qu’avant mĂŞme que les fondations ne soient tracĂ©es, le site de construction a des choses Ă  nous enseigner selon sa position gĂ©ographique, sa gĂ©ologie et son exposition. Concrètement, la vraie maison bioclimatique s’ouvre au soleil et se ferme au nord ou du cĂ´tĂ© des vents dominants pour se protĂ©ger du froid.

Ne nĂ©gligeons pas non plus l’air et l’eau, dont la qualitĂ© influence directement la santĂ© et le confort des occupants, et fuyons autant que possible la climatisation et le chauffage aux Ă©nergies fossiles polluantes (fioul et autres dĂ©rivĂ©s de pĂ©trole, gaz, charbon).

Mais ce qui ne gâche rien, c’est que la plupart de ces maisons «vivantes» sont belles… naturellement!

Le bois c’est bon pour le moral

Mercredi 18 juillet 2007

En construisant en bois :

  • vous crĂ©ez un environnement chaleureux oĂą il fait bon vivre.
  • Le matĂ©riau bois vous procure naturellement une sensation de confort et de bien-ĂŞtre.

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Le bois c’est bon pour la planète

Mercredi 18 juillet 2007

En construisant en bois :

  • Vous stockez durablement des quantitĂ©s importantes de dioxyde de carbone.
  • Vous utilisez une ressource renouvelable dont la transformation ne nĂ©cessite que peu d’Ă©nergie.
  • Choisir une maison bois, c’est apporter sa contribution Ă  la lutte contre l’effet de serre.

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    Bois et CO2

    Jeudi 7 juin 2007

    Les gaz Ă  effet de serre (GES) sont des gaz dont les caractĂ©ristiques physiques contribuent Ă  augmenter l’effet de serre sur le globe terrestre.
    Les principaux GES naturels sont le dioxyde de carbone (C02), le mĂ©thane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O), l’ozone (O3), la vapeur d’eau (H20).
    A ceux-lĂ  il faut ajouter des gaz industriels : l’hexafluorure de soufre (SF6), les chlorofluorocarbonates (CFC), le perfluoromĂ©thane.

    Les GES laissent passer certaines longueurs d’onde du rayonnement solaire. Le rayonnement transmis pĂ©nètre dans l’atmosphère jusqu’Ă  atteindre la surface du globe. La Terre les absorbe et restitue des rayons infrarouges (IR). Les GES piègent une partie de ces rayons IR dans l’atmosphère terrestre et emprisonnent de la chaleur, ce qui contribue au rĂ©chauffement de l’atmosphère.

    Par le biais du protocole de Kyoto, la France s’est engagĂ©e Ă  rĂ©duire par 4 ses Ă©missions de CO2 d’ici 2050. Pour cela, le bois est un matĂ©riau d’une redoutable efficacitĂ©, quelques soit son usage (bois de chauffage, construction, …). Pour plus de dĂ©tails sur le cycle du bois consultez la rubrique ressources.

    L’eau chaude sanitaire solaire

    Mardi 5 juin 2007

    A télécharger dans les ressources une fiche technique sur le principe du chauffe-eau solaire.

    Qu’est-ce-qu’un choix Ă©cologique ?

    Mercredi 2 mai 2007

    Aujourd’hui on entend souvent dire que les voitures polluent de moins en moins. C’est indiscutable… si on parle uniquement de la quantitĂ© de carburant consommĂ©e. Si on considère l’intĂ©gralitĂ© des gadgets dont les vĂ©hicules sont dotĂ©s et si on parle en quantitĂ© d’Ă©nergie grise, on obtient une tendance nettement Ă  la hausse.

    Le calcul de l’Ă©nergie grise inclus les Ă©nergies dĂ©pensĂ©es lors :

    de l’extraction des matières premières
    du transport des matières premières
    de la transformation des matières premières
    de la conception du produit
    de la commercialisation du produit
    de l’usage ou de la mise en oeuvre
    du recyclage du produit

    Penser “Ă©nergie grise” permet de faire de rĂ©els choix Ă©cologiques !

    Diagnostic de performances énergétiques

    Mardi 20 mars 2007

    Le ministère de l’emploi, de la cohĂ©sion sociale et du logement a publiĂ© le vendredi 15 septembre 2006, avec le ministère dĂ©lĂ©guĂ© Ă  l’industrie, le dĂ©cret permettant la rĂ©alisation de diagnostic de performance Ă©nergĂ©tique (DPE) dans les bâtiments. Deux arrĂŞtĂ©s d’application, datĂ©s du 15 septembre 2006, ont Ă©tĂ© publiĂ©s au Journal officiel du 28 septembre 2006. La lecture du DPE sera facilitĂ©e par une estimation chiffrĂ©e en € et par l’utilisation de la double Ă©tiquette suivante :

    Une Ă©tiquette pour connaĂ®tre la consommation d’Ă©nergie (comme pour l’Ă©lectromĂ©nager et dĂ©sormais les voitures);

    Une Ă©tiquette pour connaĂ®tre l’impact de ces consommations sur l’effet de serre.

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    On peut déplorer que le calcul des émissions de gaz à effet de serre (GES) se limite aux émissions dues à la consommation de chauffage.
    Il n’inclut pas l’énergie dépensée et les GES émis lors de la transformation des matériaux, leur mise en œuvre, leur entretien et leur déconstruction.
    A quand un Ă©tiquetage portant sur l’impact environnemental global d’une habitation avec ses usages ?

    L’analyse de cycle de vie (ACV)

    Lundi 5 mars 2007

    “L’analyse du cycle de vie (aussi appelĂ©e « Ă©cobilan ») se base sur la notion de dĂ©veloppement durable en fournissant un moyen efficace et systĂ©matique pour Ă©valuer l’effet sur l’environnement d’un produit, d’un services ou d’un procĂ©dĂ©.
    Le but fondamental, suivant la logique de pensĂ©e cycle de vie, est de rĂ©duire la pression d’un produit sur les ressources et l’environnement tout au long de son cycle de vie, de l’extraction des matières premières jusqu’Ă  la mise au rebus en fin de vie, cycle souvent qualifiĂ© de berceau au tombeau.[…]”
    (Source : Wikipedia)

    Aujourd’hui on entend beaucoup parler d’Ă©missions de gaz Ă  effet de serre (GES) dues au chauffage d’une habitation, c’est bien, mais insuffisant.
    Pour une maison, parlons plutĂ´t de cycle de vie ou d’impact Ă©cologique global, qui inclut Ă  la fois la transformation des matĂ©riaux, leur mise en Ĺ“uvre, la dĂ©construction du bâtiment, mais aussi le comportement des usagers (consommations Ă©lectriques, climatisation, …).

    Comment réduire les dépenses énergétiques du foyer ?

    Mercredi 21 février 2007

    La question de Gineste qui s’interroge sur le mode de chauffage Ă  choisir avec une maison performante soulève un sujet digne d’un article :

    La première des choses à faire est de recadrer le sujet : les dépenses énergétiques d’un foyer englobent le chauffage, bien sur, mais aussi l’eau chaude, les consommations électriques liées aux appareils domestiques et éclairages en tout genre, les chauffages de piscine, et on oublie encore souvent les systèmes de refroidissement.
    On traitera ici les systèmes de régulation de la température ambiante : à la fois en chaud, mais aussi en froid, car on oublie encore souvent que nos hivers sont de moins en moins rigoureux et nos étés de plus en plus chauds.

    Pour réduire les dépenses en chaud et froid d’un foyer il existe 2 solutions complémentaires : ou bien traiter le problème à la base en traitant l’enveloppe, ou s’occuper de trouver le système le plus économe, ou bien, dans le meilleur des cas, faire les deux !
    Le système de chauffage et le système de climatisation viennent pallier aux défauts du bâtiment. Si une enveloppe n’avait pas de besoin, il n’y aurait pas de système. Evidence qui mérite d’être précisée. Donc, commencer par penser « chauffage » et « clim’ » est une absurdité : mieux vaut penser « réduire la demande en énergie » en tout premier lieu.
    Toujours en fonction de l’usage auquel le bâtiment est destinĂ© et de la rĂ©gion oĂą vous construisez, avec une architecture bioclimatique (compacitĂ©, orientation, protections solaires, …) et des matĂ©riaux durables Ă  forte inertie correctement mis en Ĺ“uvre, vous rĂ©duisez considĂ©rablement les besoins de l’enveloppe Ă  la fois en chaud et en froid, et ce, pour longtemps !

    A cet instant, les besoins Ă©tant minimisĂ©s, il sera Ă©videmment plus difficile de rentabiliser dans le temps un système onĂ©reux au dĂ©part : plus les besoins Ă©nergĂ©tique d’une habitation sont faibles, moins il est intĂ©ressant (financièrement) d’investir dans un système de chauffage et/ou refroidissement.
    Quand un installateur vous parle de coĂ»t annuel en chauffage sur 20 ans, n’oubliez pas d’inclure le coĂ»t d’investissement initial, chose qu’ils font peu souvent. N’oubliez pas non plus qu’il part du principe que vous consommez beaucoup.
    Opter pour un système couramment qualifiĂ© « d’Ă©cologique » avec une maison avec de faibles besoins en chaud et froid est une excellente chose d’un point de vue environnemental : l’Ă©nergie consommĂ©e est faible et en plus moins nuisible. IdĂ©al, mais encore très cher malheureusement !
    Si on tient compte du paramètre Ă©conomique, Ă  choisir, mieux vaut miser sur une enveloppe Ă  faibles besoins que sur un système onĂ©reux qu’il va falloir stocker, entretenir, qui a une durĂ©e de vie limitĂ©e, … Avec une maison durable et performante hiver comme Ă©tĂ©, vous ĂŞtes dĂ©jĂ  sĂ»r d’avoir besoin de peu d’énergie, que cela va durer et quelque soit le système de chauffage ou de refroidissement.

    Il n’existe pas de système de chauffage idĂ©al, d’autant plus que chaque projet est spĂ©cifique. Mais avant de vous lancer dans un investissement chauffage considĂ©rable, prĂ©fĂ©rez rĂ©duire les besoins et aussi bien en hiver qu’en Ă©tĂ©. Ne perdez pas de vue non plus que vous construisez pour des dĂ©cennies.
    Faire un petit effort initial pour augmenter les performances de l’enveloppe du bâtiment vous permet d’avoir la garantie d’une maison confortable toute l’annĂ©e qui vous coutera peu en Ă©nergie, que cela va durer, et ce, quelque soit votre choix de système.

    Niveaux de performance … une question de vocabulaire !

    Vendredi 9 février 2007

    Afin de gagner en prĂ©cision dans le discours, les spĂ©cialistes des Ă©tudes energĂ©tiques dans le batiment ont pris l’habitude  de qualifier une maison qui consomme peu avec des termes techniques spĂ©cifiques. Avec l’augmentation des sources d’information traitant de ce sujet qui nous prĂ©occupe tous d’avantage chaque jour, il devient nĂ©cessaire de bien distinguer  ces expressions qui sont aujourd’hui passĂ©es dans le langage courant. Voici donc sous forme de petit lexique, le vocabulaire utilisĂ© pour dĂ©signer des niveaux de performances prĂ©cis :

    Maison passive

    C’est une maison qui rĂ©pond au label “Passivhaus“.

    Bâtiment basse énergie

    Un bâtiment pour lequel la consommation en énergie totale pour le chauffage se situe entre 30 et 60 kWh/(m².an).

    Bâtiment très basse énergie

    Un bâtiment pour lequel la consommation en énergie totale pour le chauffage se situe entre 10 et 15 kWh/(m².an).

    Bâtiment à énergie zéro

    Un bâtiment qui produit autant d’énergie qu’il en consomme en utilisant des énergies renouvelables (panneaux solaires par exemple). Pour cette notion, on compare souvent l’énergie finale reçue par la maison à l’énergie primaire produite, ce qui n’est pas très correct.

    Bâtiment à énergie positive

    Un bâtiment qui produit plus d’énergie qu’il n’en consomme (dans le même esprit que les bâtiments à énergie zéro).

    Bâtiment réglementaire

    Construction qui respecte la réglementation thermique en vigueur (actuellement RT2005). Les consommations de chauffage de ces maisons sont de l’ordre de 100 kWh/(m².an)     

    Une étude thermique … quel intérêt ?

    Mardi 2 janvier 2007

    Architecture bioclimatique :
    En fonction des différentes contraintes liées au site, on recherchera à adapter au mieux la conception de l’enveloppe de façon à profiter des apports solaires d’hiver tout en se protégeant des chaleurs estivales. On travaillera l’agencement intérieur des pièces pour optimiser les conditions de confort (thermique, acoustique, visuel…). Cette approche ne peut être que fortement dépendante du terrain, de son environnement et du climat sous lequel il se situe.

    Matériaux performants :
    Les matériaux de l’enveloppe et leur combinaison sont ensuite optimisés en fonction des contraintes climatiques régionales et de la sensibilité des maîtres d’ouvrages.

    Système de chauffage :
    Grâce à une architecture bioclimatique et une enveloppe à fortes performances thermiques, le plus gros du travail a été fait. Ce sont les 2 meilleurs moyens de réduire les besoins énergétiques d’une habitation. A partir de la consommation en chauffage prévue par les calculs thermiques et différentes campagnes de suivi de mesures, on peut à présent choisir le mode de chauffage le plus adéquat en terme d’amortissement (sur 15, 10, 20 ans…) en tenant compte à la fois du coût annuel de l’énergie consommée, mais aussi du coût de son installation et de son entretien.

    Une habitation intelligente est un lieu de vie confortable qui consomme peu, donc conçue en adĂ©quation avec ses futurs occupants et ses contraintes, aux matĂ©riaux efficaces et systèmes performants, tout en ne perdant pas de vue les aspects d’amortissement financier.