Un article “Construire en Bois” sur Chalets & Maisons en bois n°31
Vendredi 18 avril 2008Lire l’article en version PDF: “Construire en Bois“.
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“Construire en bois, c’est plus cher”. Une idĂ©e reçue trop rĂ©pandue.
Lorsque nous construisons une maison, il faut distinguer 2 types de coûts :
C’est pourquoi, il est plus rĂ©aliste de raisonner sur une pĂ©riode de temps qui ne se limite pas Ă la rĂ©alisation.
Sur le long terme, la construction bois est source d’Ă©conomies car elle est conforme aux exigences de performances et Ă la reglementation. En effet, elle se caractĂ©rise par une rĂ©duction de ponts thermiques qui constituent une grosse part des dĂ©perditions d’une maison maçonnĂ©e. De nombreuses Ă©tudes ont prouvĂ© que la maison bois, plus performante Ă©nergĂ©tiquement, permet des Ă©conomies de chauffage substantielles. Du coup, dès que nous raisonnons sur le moyen et le long terme, la maison bois est plus Ă©conomique.
En termes de délai ?
Une maison bois peut ĂŞtre livrĂ©e en 5 mois contre 10 mois pour une maison maçonnĂ©e, ce qui entraine des frais financiers rĂ©duits, des Ă©conomies de main d’oeuvre, de production et d’encadrement.
Le bois : l’avenir ?
Malheureusement, en France, beaucoup en doutent encore. En effet, dans de nombreux pays d’Europe, au Japon, en AmĂ©rique du Nord, la construction bois est une Ă©vidence.
Il faut juste attendre que les choses Ă©voluent culturellement…
Note : Comparer des produits Ă qualitĂ©s Ă©gales avant de se faire une idĂ©e…
Si vous souhaitez tester votre savoir en matière d’Ă©nergies renouvelables, rendez vous sur le site de l’ADEME oĂą un quizz de 20 questions vous y attend.
Vous trouverez aussi quelques tests pour connaĂ®tre votre impact sur l’environnement en terme de gaz Ă effet de serre.
Enfin, vous pourrez jouer en construisant et en dĂ©veloppant votre propre ” Ecoville “.
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      Il existe actuellement un fort engouement (qui n’est malheureusement pas un courant global de pensée volontariste) pour les économies d’énergie et la réduction de nos dépenses énergétiques. Au premier plan bien sur, nous trouvons les carburants pour nos automobiles et le chauffage de nos habitations.
     Ces dernières attirent particulièrement l’attention des industriels du secteur de la construction, car ceux-ci ont bien senti que le battage médiatique fait autour de la pseudo campagne de Nicolas Hulot il y a maintenant un an, et ses répercussions six mois plus tard, sous le nom de « Grenelle de l’environnement », a provoqué chez les Français une soudaine frénésie envers les maisons dites à basse consommation, voire passives.
     Et oui, presque vingt ans après nos voisins allemands, nous voulons tous que notre maison soit la moins Ă©nergivore possible. Comme cela, nous avons le sentiment de faire un geste fort pour la prĂ©servation de la planète, et nous nous dĂ©douanons d’habiter un pavillon (passif bien sur) situĂ© Ă 40 km de notre lieu de travail, d’avoir Ă faire presque 100 km chaque jour pour aller travailler et bruler plus qu’il n’en faut d’essence dans notre voiture climatisĂ©e.Â
     J’adopte ce ton volontairement provocateur car nous n’entendons parler ici et là que d’économie d’énergie et de baisse de notre consommation, donc d’avantage d’argent dans le portefeuille à la fin de l’année.
     OĂą est passĂ© le souci de prĂ©servation de la planète, la sauvegarde de la biodiversitĂ© et l’écologie de manière gĂ©nĂ©rale ? Ils ont disparu sous l’épais manteau de l’économie et du profit, tout simplement.Â
     Car dans l’enveloppe de notre fameuse maison passive, on va incorporer 30 cm d’isolant certes, mais en laine de verre. On rénovera son habitation en faisant poser une isolation par l’extérieur d’accord, mais en polystyrène expansé. Quid des matériaux sains et naturels, provenant de ressources renouvelables ?
     Là encore, l’économie prend le dessus sur l’écologie. Trop cher me direz vous, et vous aurez raison.
     Qui serait prĂŞt, Ă part quelques « soixante-huitards attardĂ©s » comme on aime Ă les appeler, pour un budget Ă©quivalent, Ă sacrifier quelques mètres carrĂ©s de surface habitable, au profit de matĂ©riaux durables ? Â
     C’est pour cela qu’à l’heure actuelle, nombreux sont les constructeurs et les maĂ®tres d’œuvre (dont Confort bois), Ă privilĂ©gier la technique du mur en madrier, Ă la fois composant structurel et « isolant ». Cela Ă©vite ainsi au maximum ( car il faut bien isoler la toiture) le recours Ă des matĂ©riaux au bilan environnemental dĂ©sastreux.Â
     Pourtant, des Ă©tudes menĂ©es au niveau EuropĂ©en, tendent Ă montrer qu’un bâtiment correctement conçu d’un point de vue bioclimatique, dans les zones gĂ©ographiques prĂ©sentes au sud d’une ligne La Rochelle-Lyon pour la France, n’auraient besoin que de peu d’isolant supplĂ©mentaire, pour obtenir une consommation en chauffage infĂ©rieure Ă 15 kWh/m2.an !!! Ces rĂ©sultats peuvent surprendre au premier abord, mais il Ă Ă©tĂ© prouvĂ© que des modèles de bâtiment, dont l’orientation est soigneusement choisie, oĂą les fenĂŞtres sont judicieusement positionnĂ©es, et oĂą les matĂ©riaux sont aussi fonctionnels thermiquement, grâce Ă leur inertie, que structurels ou purement dĂ©coratifs, arrivent Ă ce type de performances Ă©levĂ©es.Â
     Bien entendu, une Ă©tude menĂ©e par des professionnels qualifiĂ©s et possĂ©dant les outils de calcul adĂ©quats est indispensable. Bien entendu que cette Ă©tude prĂ©liminaire aura un coĂ»t, mais il est tellement peu Ă©levĂ© par rapport aux frais nĂ©cessaires pour acquĂ©rir des menuiseries triple vitrage, une VMC double flux avec rĂ©cupĂ©rateur de chaleur, une pompe Ă chaleur gĂ©othermique, que vous aurez tout loisir de choisir ultĂ©rieurement des matĂ©riaux qui auront un impact quasi nul sur l’environnement. Â
     Comme quoi, la conception par une approche globale est la clĂ© de la rĂ©ussite de votre future maison « bio-basse consommation », et cela beaucoup plus que la technique ou l’utilisation de la technologie moderne via des systèmes onĂ©reux.Â
     Et surtout messieurs les industriels de la construction, investissez et faites en sorte de baisser vos coûts de revient sur les produits sains, ils n’en seront que plus prédominants dans les catalogues des prescripteurs…